Le quantitatif écrase le qualitatif sur les réseaux sociaux

reseaux-sociaux-qualitatifLes réseaux sociaux représentent le nouveau front de guerre de nombreuses entreprises mais aussi de nombreux individus qui partent en quête de popularité. Les objectifs ? Ils peuvent être nombreux, avoir un compteur de fans à faire pâlir la concurrence, avoir plus de followers que d’habitants de certaines régions françaises, faire parti des différents classement représentant les « tops » des pages/comptes des différents réseaux sociaux … Mais au final, qu’en est-il de la qualité ? Comment est considéré l’aspect qualitatif ?


Depuis plusieurs années de nombreuses entreprises ce sont lancées dans une certaine course aux fans Facebook, aux followers sur Twitter (etc.) avec comme objectif d’en obtenir le plus possible pour prouver leur « influence », leur « popularité ». Mais cette course est-elle pertinente ?

Quel est l’intérêt de la couse aux fans Facebook ?

Depuis toujours l’être humain adore se comparer aux autres pour tenter de se sentir supérieur et pouvoir affirmer qu’il est meilleur sur différents points. Sur les réseaux sociaux c’est un peu pareil, de nombreux internautes et de nombreuses entreprises sont focalisés uniquement sur la taille de leur communauté. Cela leur permet d’être rassuré quand ils ont la communauté la plus importante et en sens contraire cela les motive quand ils voient leurs concurrents devant.

Concrètement, l’aspect quantitatif d’une communauté sur les réseaux sociaux est un élément non négligeable à prendre en compte puisqu’il permet d’apporter un indice de la popularité d’un individu, d’une entreprise. Il y a souvent un « effet boule de neige » quand une communauté atteint un certain seuil, les internautes sont plus susceptibles de l’intégrer. Mais il ne faut pas se focaliser uniquement dessus.

Et le qualitatif dans tout ça ?

L’aspect qualitatif est sûrement l’aspect le plus difficilement mesurable sur les réseaux sociaux. En effet, il faut aller chercher plus loin qu’un simple chiffre qui s’actualise à chaque nouvel abonné … Mais est-ce pour autant si difficile ?

Avoir une grosse communauté c’est bien, avoir une communauté avec un bon taux d’engagement c’est mieux.

De nombreux experts des réseaux sociaux tentent régulièrement de démocratiser des nouvelles metrics permettant de mesurer l’interaction, l’engagement des communautés. En analysant une communauté sous cet aspect là, on obtient une vision beaucoup plus intéressante axée sur le qualitatif.

Le taux d’engagement est donc une variable à intégrer dès aujourd’hui dans vos rapports suivant l’activité de votre présence sur les réseaux sociaux. Il se calcule de la manière suivante :

  • Facebook : (likes + commentaires + partages) / nombre de publications ou (likes + commentaires + partages) / nombre de fans
  • Twitter : retweet / tweet
  • YouTube : (vues + likes + commentaires) / nombre de vidéos
  • etc.

Vous pouvez également calculer vos propres taux d’engagement en fonction des objectifs que vous cherchez à atteindre au travers de votre présence sur les réseaux sociaux. Par exemple, il est possible de prendre en compte les cibles, les typologies de messages, la durée, le nombre de fans …

Et vous, pensez-vous que le qualitatif est trop souvent oublié sur les réseaux sociaux ? Comment mesurez-vous votre efficacité ?

A propos de Mikael Witwer

Passionné par le Webmarketing depuis 2010, j'ai eu l’opportunité de me forger une vision 360° du e-commerce et du e-marketing grâce à mes expériences chez un e-commerçant et dans une agence de webmarketing. J'alimente ma passion par une veille régulière sur le web et profite de ce blog pour partager mes connaissances sur le Search Marketing, les réseaux sociaux et le web dans son ensemble !
Pour marque-pages : permalien.

10 réactions à Le quantitatif écrase le qualitatif sur les réseaux sociaux

  1. Mais l’engagement ça n’est pas plus qualitatif en fait, contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire les experts en réseaux sociaux.

    A quoi ça sert de savoir combien de gens ont commenté ou partagé, concrètement? Tu mets des photos de chatons, ou des mini jeux, ou tu fais gagner des trucs et hop l’engagement explose. Est-ce que pour autant les abonnés sont plus proches de la marque et plus intéressés par ce qu’elle fait (vraiment, pas juste quand il y a un ipad à gagner)?

    Ce qui serait vraiment qualitatif, ça serait d’avoir une idée du ROI des différentes actions, mais là-dessus on ne les entend pas trop, les grands experts…

    • Mikael Witwer a écrit:

      Bonjour Samuel,

      Je suis d’accord avec toi sur ce point. L’engagement au sens large du terme n’est sûrement pas l’indicateur le plus qualitatif, ça me fait penser au calcul du KLOUT qui laisse une place importante à cette variable de manière assez grossière …
      Cependant, je pense qu’il est intéressant de reprendre la formule de base du taux d’engagement et de l’adapter aux objectifs que l’on cherche à atteindre sur les réseaux sociaux. Pour l’instant il n’y a pas de metrics universelle permettant de juger de la qualité et de l’intérêt d’une communauté, mais il est toujours possible d’avoir ses propres metrics que l’on ajuste dans le temps :). Par exemple, comme l’énonce Justine dans l’autre commentaire, il peut être intéressant d’intégrer le nombre de clics sur les publications.

      Il faut déjà avoir à l’idée qu’il y ait un aspect qualitatif à prendre en compte … Les outils évoluent vite, j’espère donc que l’idée d’un ROI des différentes actions devienne rapidement réalité !

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  4. Justine a écrit:

    Bonjour,

    Nous sommes bien d’accord, le nombre de Fans ou Followers si ils ne sont pas de qualités ça ne sert pas a grand chose (mise a part « peut-être » de faciliter le follow ou le clic j’aime dans certains cas, de la part des novices des réseaux).

    Les interactions que vous citez ci-dessus sont des metrics importantes et visibles de « tous », qui sont souvent la base de nos analyses.

    Pour ma part, je me base beaucoup sur le nombre de cliques de mes publications. Car si ils ont cliqués mon message a été vu, lu, donc passé (en tout cas ils savent que l’on existe).
    Tous les internautes n’ont pas cette culture du partage et de l’interaction en règle générale (sauf lorsqu’il s’agit de se plaindre).

    Seconde chose, le nombre de messages que je reçois en MP (négatif, positif ou neutre).

    Dernière metric, le nombre de fans ou followers qui m’envoient du contenu pour alimenter nos réseaux et partager avec nous.

    • Mikael Witwer a écrit:

      Bonjour Justine,

      Merci pour le partage d’expérience ! C’est intéressant de voir les variables que vous intégrez dans votre rapport. Le clics et les messages sont en effet des bonnes variables puisqu’elles montrent un intérêt porté par la communauté à votre marque. :)

      Bonne journée à vous.

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  8. Nathalie a écrit:

    Bonjour Mikael, le titre de votre post m’a intrigué et j’ai bien apprécié ce que vous avez partagé. Personnellement je ne suis pas lancée sur les réseaux sociaux au sujet de mes activités mais déjà en tant qu’utilisatrice modérée de certaines plateformes sociales, je trouve que parfois le qualitatif est mis de côté pour le quantitatif et cela je ne trouve pas cela correcte. Pour une promotion intelligente je pense qu’il faut faire très attention aux qualitatif, des fois tout simplement en vérifiant l’orthographe et la grammaire de ce qui est publié. Des fautes bêtes laissées n’entâcherait-il pas l’image de la personne ou de la société par exemple d’un certaine manière ?

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